Centrafrique : Touadéra décline l’offre de libération des leaders de la société civile.
Écrit par sur 22 octobre 2026
Au nom du principe de la séparation des pouvoirs, Faustin-Archange Touadéra refuse de s’immiscer dans cette affaire. Ainsi, à l’étape actuelle de la procédure initiée contre ces leaders de la société civile, arrêtés ce 15 octobre 2026 à la suite de l’organisation de l’opération « ville morte » à Bangui, il n’interviendra pas en faveur de leur libération.
Selon le président centrafricain, l’affaire relève strictement du pouvoir judiciaire. Pour preuve, explique-t-il, après les enquêtes préliminaires de la police et de la gendarmerie, le parquet du Tribunal de grande instance de Bangui a été saisi et un collectif d’avocats s’est constitué pour assurer la défense des prévenus.
Il rappelle que la Constitution centrafricaine lui impose une obligation de réserve jusqu’au prononcé de la décision de justice. Il précise néanmoins que son droit de clémence, en tant que président de la République, pourrait s’exercer à l’issue de la procédure judiciaire.
Au cours de son intervention, Faustin-Archange Touadéra s’est étonné de la situation et a établi un parallèle entre l’organisation de cette opération « ville morte », les tensions militaires aux frontières avec le Tchad et le mouvement des transporteurs camerounais à la frontière entre la Centrafrique et le Cameroun, un mouvement qui vise selon lui à asphyxier la ville de Bangui. Pour le chef de l’État, cette opération « ville morte » est préjudiciable pour le pays et la justice doit aller jusqu’au bout de la procédure.
Cette demande de libération avait été présentée au président centrafricain par une délégation de la société civile, qui avait souhaité le rencontrer dans le cadre d’une concertation directe portant sur l’actualité sociale en Centrafrique. La rencontre a eu lieu ce 21 octobre 2026 à Bangui.