Moussa Sanogo et les ACD : 21 167 dossiers en attente hors d’Abidjan
Écrit par sur 13 octobre 2026
Le ministre Moussa Sanogo veut vider les tiroirs des arrêtés de concession définitive (ACD) à l’intérieur de la Côte d’Ivoire. Réuni le vendredi 9 octobre 2026 au Plateau avec ses responsables régionaux, il a exigé un coup d’accélérateur d’ici fin octobre sur plus de 21 000 dossiers en attente.
Le ministre en charge de l’Urbanisme et du Logement part d’un résultat qu’il juge probant. Dans le Grand Abidjan, « nous avions un stock de près de 50 000 ACD », a-t-il rappelé lors de cette séance de travail tenue à l’immeuble La Prévoyance. Le programme spécifique lancé dans la capitale économique « a permis de réduire le stock à ce jour de 80 % ». La méthode doit maintenant gagner les régions.
Combien de dossiers d’ACD restent bloqués dans les régions ?
Les chiffres présentés par Ousmane Coulibaly, directeur au sein du ministère, donnent la mesure du chantier. Au 30 septembre 2026, 44 121 demandes avaient été enregistrées hors d’Abidjan. Seuls 22 954 ACD ont été délivrés, soit environ 52 % du stock. Il reste 21 167 dossiers à traiter.
Cinq régions concentrent la moitié du retard. L’Agnéby-Tiassa arrive en tête avec 5 387 dossiers en souffrance, devant le Sud-Comoé (4 753), les Lacs (3 498), le Tonkpi (2 612) et les Grands-Ponts (2 444).
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Pourquoi l’arrêté de concession définitive compte autant
L’ACD est le titre qui rend un propriétaire définitivement maître de sa parcelle en zone urbaine. Sans lui, impossible de sécuriser un achat, d’obtenir un crédit bancaire adossé au terrain ou de se protéger contre les doubles ventes, plaie du foncier en Côte d’Ivoire. Chaque dossier qui dort dans un service régional, c’est un ménage ou un investisseur suspendu à une signature.
Les directeurs régionaux et départementaux présents se sont engagés à accélérer le traitement avant la fin du mois. Le Guichet unique du foncier assurera le suivi, avec un point mensuel pour mesurer l’avancée et repérer les blocages. L’objectif affiché par le ministère va au-delà du rattrapage. Il s’agit de revoir l’organisation du circuit pour que les stocks ne se reconstituent pas et de tendre vers zéro dossier en attente.
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Le pari est serré. Traiter 21 000 dossiers en quelques semaines suppose des services déconcentrés capables de suivre le rythme imposé à Abidjan. Les premiers résultats du suivi mensuel diront si la cadence tient hors de la capitale. Toute l’actualité ivoirienne est à suivre dans notre rubrique Abidjan.
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