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UEMOA : la croissance attendue à 6 % en 2026 selon Abdoulaye Diop

Écrit par sur 7 octobre 2026

L’UEMOA table sur une croissance de 6 % en 2026. Le chiffre a été avancé par Abdoulaye Diop, président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, dans un entretien publié le 1er octobre par Le Soleil, à la veille d’un Conseil des ministres de l’UMOA réuni à Dakar.

L’activité ralentit à peine dans l’espace UEMOA. Après 6,2 % en 2024 et 6,5 % en 2025, la Commission prévoit 6,0 % pour 2026, a indiqué Abdoulaye Diop au quotidien sénégalais Le Soleil. L’Afrique subsaharienne, sur 2024-2025, plafonne à 4,4 % en moyenne. Pour le président de la Commission, la dynamique enclenchée depuis 2023 tient malgré les crises sécuritaires dans la région et les tensions mondiales.

Quelle croissance pour l’UEMOA en 2026 ?

Trois secteurs portent les chiffres : les industries extractives, les services et la production agricole. Abdoulaye Diop insiste sur le pétrole et le gaz, dont l’essor au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Niger constitue selon lui « un levier industriel majeur ». Côté prix, l’inflation s’établissait à 1,3 % en août 2026.

La Commission a fixé sa feuille de route jusqu’en 2030. Baptisé Impact 2030, ce plan stratégique 2025-2030 repose sur cinq axes, des écosystèmes de production aux infrastructures économiques, en passant par le capital humain et la modernisation des institutions. Il identifie treize écosystèmes régionaux prioritaires et des pôles énergétiques.

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L’accord entre le Sénégal et le FMI, un « signal positif »

Deuxième économie de l’Union, le Sénégal a conclu un accord avec le Fonds monétaire international après deux ans de négociations. Abdoulaye Diop y voit un « signal positif » adressé aux autres bailleurs, techniques et financiers. Il salue aussi le choix de Dakar de laisser la dette libellée en francs CFA hors du traitement de sa dette, une option qui, selon lui, renforce le marché financier sous-régional où les États de l’Union lèvent une partie de leurs ressources.

Lire aussi : Réserves de change : pourquoi elles décident de la solidité des économies africaines

Un Conseil des ministres de l’UMOA à Dakar

Le lendemain de l’entretien, le 2 octobre, le Conseil des ministres de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) s’est tenu au siège de la BCEAO à Dakar, rapporte Financial Afrik. La protection sociale, l’intégration financière, le fonctionnement des institutions communautaires et le financement du développement figuraient à l’ordre du jour, avec en toile de fond la prévision de croissance de 6 %.

Créée le 10 janvier 1994 à Dakar, l’Union économique et monétaire ouest-africaine réunit huit pays : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Sa Commission siège à Ouagadougou. Les huit États partagent le franc CFA, émis par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, et une politique monétaire commune.

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